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Courtage

Passer par un courtier en impression coûte-t-il plus cher ?

Publié le Mis à jour le 6 minutes de lecture

Non dans la majorité des cas, et la raison est structurelle : le courtier ne s'ajoute pas au circuit, il remplace la sous-traitance en cascade, où chaque maillon ajoute une marge et un transport. Oui dans un cas précis : quand le support est simple, standard et produit intégralement par l'imprimeur que vous consultez déjà, la rémunération du courtier s'ajoute sans supprimer aucune marge en face. Tout se joue sur une question : votre imprimeur produit-il lui-même, ou fait-il produire ?

La réponse courte, et pourquoi elle est structurelle et non commerciale

L'objection est la bonne : un intermédiaire de plus devrait coûter un intermédiaire de plus. Elle ne tient que si le circuit sans courtier est réellement direct, ce qui est beaucoup moins fréquent qu'on ne le croit.

Quand une imprimerie reçoit un travail que ses machines ne produisent pas, elle le confie à un confrère plutôt que de le refuser. Le confrère sous-traite parfois à son tour le pelliculage ou la reliure. Chaque maillon facture sa marge et un transport, et le devis reste au nom de l'imprimeur que vous avez appelé. Vous payez alors une chaîne que vous ne voyez pas. Le courtier, lui, place le travail chez l'atelier équipé, qui le produit à son coût normal : une seule marge industrielle, plus sa rémunération.

Le second mécanisme pèse souvent plus lourd que le premier, et il n'a rien à voir avec la négociation. Un A4 se pose 4 fois sur une feuille de presse 52 x 72 cm et 8 fois sur une feuille 70 x 100 cm : à tirage identique, le second atelier imprime deux fois moins de feuilles. Sur le seul poste papier et impression, l'écart atteint couramment un facteur 1,5 à 2. Ce gain vient du choix de la machine, dans un marché où l'Insee recense environ 16 000 entreprises d'imprimerie en 2023, dont aucune grande entreprise et 76 pour cent des effectifs en PME et microentreprises. Choisir dans ce tissu est un métier, et c'est celui que décrit notre réseau d'ateliers en France et en Europe.

Analyse de documents chiffrés sur un bureau, stylo en main

Les cas où oui, un courtier coûte plus cher

Ils existent, ils sont identifiables à l'avance, et un courtier qui ne les nomme pas vous vend un discours.

  • Le support tombe exactement dans le parc machines de votre imprimeur actuel. Format standard, quadrichromie simple, façonnage réalisé sur place. Il n'y a aucun maillon à supprimer : la rémunération du courtier s'ajoute à un prix déjà minimal.
  • La commande est petite, standard et ponctuelle. Sous 1 000 à 2 000 exemplaires sur un format catalogue, un imprimeur en ligne travaille à un prix public difficile à battre, parce qu'il mutualise votre commande avec des dizaines d'autres sur la même feuille.
  • L'urgence est locale. Un retrait sur place en fin de journée ne laisse pas le temps d'un arbitrage : la coordination ajoute des heures sans faire baisser le coût de fabrication.
  • Le support est réimprimé à l'identique depuis des années. L'arbitrage technique a déjà été fait une fois, il ne se refait pas à chaque réimpression tant que le fichier, le papier et la quantité ne bougent pas.
  • Le courtier n'est pas indépendant. Un intermédiaire lié à un seul atelier ne choisit rien : il place ses commandes chez son partenaire et ajoute une marge à un circuit inchangé. La vérification tient en une question, le nom du site de production, support par support.

Ce que vous payez réellement, type de commande par type de commande

La comparaison n'a de sens qu'à cahier des charges strictement identique : même quantité, même format fini, même papier, même façonnage, même épreuve, même livraison. À cette condition, la réponse dépend d'une seule variable, la capacité réelle de l'imprimeur consulté à produire lui-même.

Prix probable selon le circuit, par type de commande, exprimé en écart relatif par rapport au devis de l'imprimeur direct pris comme base. Ordres de grandeur constatés en consultation d'ateliers, jamais des tarifs : chaque projet se rechiffre.
Type de commande Prix probable via un imprimeur direct Prix probable via un courtier Raison de l'écart
Flyer A5 quadri, 1 000 exemplaires, papier courant Base de référence, circuit déjà direct Égal, parfois légèrement supérieur Aucun maillon de sous-traitance à supprimer : la rémunération s'ajoute sans contrepartie
Papeterie réimprimée à l'identique chaque trimestre Base de référence, prix stabilisé par l'habitude Égal L'arbitrage technique a été fait une fois et ne se refait pas à chaque réimpression
Commande urgente retirée sur place dans la journée Base de référence, proximité déterminante Supérieur en délai, égal en prix La coordination ajoute du temps sans réduire le coût de fabrication
Catalogue 32 pages, 5 000 exemplaires, pelliculage et piqûre à cheval Base incluant une à deux marges de sous-traitance si le façonnage sort de l'atelier Inférieur d'un niveau de marge et d'un transport Le travail est placé chez l'atelier dont la ligne de reliure et le pelliculage sont sur site
Format fini non standard qui fait perdre une pose sur la feuille Base calculée sur le format de presse dont dispose l'imprimeur consulté Nettement inférieur, facteur 1,5 à 2 sur le poste papier et impression Le courtier fait chiffrer en parallèle l'atelier dont la feuille accepte une pose de plus
Support à façonnage noble : marquage à chaud, vernis sélectif, découpe à la forme Base incluant deux à trois marges et autant d'allers-retours de feuilles Inférieur, une marge industrielle par opération et non par intermédiaire Chaque opération est placée chez l'atelier qui possède la machine correspondante
Portefeuille annuel de supports variés, plusieurs procédés Base dispersée, chaque support chiffré par l'atelier disponible Inférieur globalement, support par support Le procédé et le format sont réarbitrés à chaque commande au lieu d'être hérités

La seule façon de trancher est de mesurer sur vos propres commandes. L'audit gratuit des coûts d'impression reprend vos douze derniers mois, support par support, et vous dit dans quelle ligne de ce tableau chacun de vos imprimés se trouve.

Les économies viennent de l'arbitrage technique, pas de la négociation

L'idée reçue veut qu'un intermédiaire fasse baisser les prix parce qu'il négocie mieux. C'est marginal : les marges de l'imprimerie française sont serrées et se ressemblent d'un atelier à l'autre.

Ce qui bouge vraiment, ce sont les décisions techniques prises avant le devis. Le procédé retenu pour votre quantité, le format fini rapproché d'un format standard, le nombre de poses sur la feuille, le façonnage réalisé sur site plutôt que sous-traité, le papier pris dans le stock de l'atelier plutôt que commandé pour vous seul. Ces six leviers expliquent l'essentiel des écarts de prix entre deux devis d'impression, et aucun ne relève de la négociation commerciale.

Conséquence directe : un courtier qui parle de prix et jamais de format de presse ni de procédé n'a rien à vendre qu'une remise, et une remise se reprend au dossier suivant.

Ce que la rémunération du courtier remplace

Elle est réelle et elle est dans votre prix : en achat revente, l'écart entre le prix atelier obtenu et le prix facturé ; en mandat, une commission ou un forfait annuel. Aucun taux standard n'existe dans la profession, et le mécanisme complet est expliqué dans notre article sur ce qu'est un courtier en impression et comment il se rémunère.

Ce qu'elle remplace, en revanche, se compte : une à deux marges de sous-traitance sur les supports hors parc, les transports intermédiaires de feuilles déjà imprimées, le temps interne de consultation de trois ateliers pour chaque support, et le coût d'une erreur de procédé sur un tirage lancé. La question n'est donc pas de savoir si le courtier se rémunère, mais si ce qu'il supprime pèse plus lourd que ce qu'il facture. Sur un support simple, non. Sur un catalogue à façonnage multiple, presque toujours oui, comme le montre la comparaison entre un courtier en impression et une imprimerie.

Comment le vérifier vous-même, en une consultation

Le test se mène une fois, sur un support représentatif, et il tranche définitivement pour votre entreprise.

  1. Écrivez le cahier des charges ligne à ligne. Quantité ferme, format fini, papier et grammage exacts, couleurs recto verso, façonnage, épreuve contractuelle, points de livraison. Envoyez le même texte aux deux circuits.
  2. Demandez à chacun le site de production et le format de presse. Si l'imprimeur direct annonce une adresse qui n'est pas la sienne, vous ne comparez pas un circuit direct à un courtier, mais deux circuits d'intermédiation.
  3. Comparez le procédé retenu avant de comparer le prix. Deux procédés différents sur la même quantité expliquent l'écart à eux seuls.
  4. Vérifiez ce qui est inclus. Épreuve, mise en carton, second point de livraison, tolérance de quantité : un prix bas construit sur un retrait silencieux se rétracte dès qu'on demande une confirmation écrite.
  5. Recommencez une fois par an. Un courtier se contrôle par la reconsultation, pas par la confiance.

À retenir

Le courtier ne s'ajoute pas au circuit, il remplace une à deux marges de sous-traitance, et un simple changement de format de presse pèse un facteur 1,5 à 2 sur le poste papier et impression. Règle de décision : si votre imprimeur produit lui-même votre support du début à la fin, gardez le circuit direct ; s'il fait produire tout ou partie ailleurs, le courtage est presque toujours moins cher. Sa limite : sur un support simple, standard et récurrent, la rémunération du courtier s'ajoute sans rien supprimer.

Mesurer l'écart sur vos propres supports plutôt que sur un principe

Nous reprenons vos devis et vos factures des douze derniers mois, recalculons le procédé, l'imposition et le façonnage de chaque support récurrent, et vous remettons un rapport écrit sous dix à quinze jours ouvrés. Pour un support à chiffrer tout de suite, une proposition vous parvient sous 24 heures ouvrées.

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Diferance accompagne les entreprises sur toute leur communication, du logo à l'enseigne, du marquage de véhicule au site internet. Diferance Print en est la branche dédiée à l'impression et au façonnage.

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